Poulet farci au four simple et rapide
Dernière mise à jour le 15 mars 2026 à 01:11:59
Bon alors le poulet farci au four, en gros c’est un poulet entier que vous remplissez avec une farce et que vous faites rôtir. La farce c’est du pain, de la chair à saucisse, des herbes et des légumes, et pendant que ça cuit, elle absorbe tous les jus du poulet. Résultat ? Une peau dorée super croustillante et une chair ultra parfumée. C’est le plat du dimanche chez nous.
Enfin… c’était surtout chez mamie Suzanne. Tous les dimanches quand j’étais petite. Et maintenant c’est devenu notre tradition aussi. Celle que j’ai mis trois ans à réussir correctement parce que j’avais pas noté sa recette comme une idiote.
L’histoire de cette recette de famille
Donc voilà. Mamie Suzanne habitait près de Beaujolais. Tous les dimanches on y allait. Et à chaque fois, il y avait CE poulet. Vous savez ce genre de plat où vous fermez les yeux et hop vous avez huit ans à nouveau.
D’ailleurs, on se battait pour avoir la cuisse avec beaucoup de farce. Mon cousin Thomas trichait, il arrivait toujours en avance pour avoir sa place stratégique.
Quand j’ai perdu la recette
Alors quand mamie est partie – ça fait dix ans – j’ai paniqué. Genre vraiment paniqué. Parce que je m’étais jamais dit « tiens faudrait que je note ». Du coup, j’ai appelé ma mère en pleurant. « Maman comment elle faisait son poulet ? » Elle répond super calme « ben tu mets du pain, de la chair à saucisse, des herbes ». Ah ouais merci maman.
Ensuite, premier essai ? La farce avait la texture du carton. Sérieux, on aurait pu construire des meubles avec. Puis le deuxième essai, le poulet cramé et la farce encore rose. Enfin, le troisième coup Philippe m’a gentiment suggéré qu’on commande italien.
Le secret pour réussir enfin le poulet farci au four
Et puis un jour, genre deux ans après, je range les affaires de mamie au grenier. Et là, je tombe sur son petit carnet de cuisine. Vous savez, ces vieux carnets tout tachés. Et là, écrit de sa main qui tremblait : « le secret c’est le bouillon dans la farce et le beurre sous la peau ».
Alors j’ai pleuré. Là, debout dans le grenier poussiéreux. Philippe est monté voir, il m’a trouvée qui chialait avec un vieux cahier. Il a cru que j’avais pété un câble.
Mais ça a tout changé. Le dimanche suivant j’ai refait le poulet. Avec le bouillon. Avec le beurre sous la peau. Et là… putain c’était ça. Clara a levé les yeux « c’est comme celui de arrière-grand-mère ». Du coup, j’ai repleuré dans ma cuisine.
Ce qu’il faut vraiment savoir
Bon maintenant écoutez bien ces points importants :
- D’abord, prenez un poulet fermier si vous pouvez – le premier prix ça marche jamais pareil
- Ensuite, la farce doit être humide avec du bouillon chaud – c’est LE truc
- Puis, glissez du beurre mou sous la peau – peau croustillante garantie
- En plus, cuisez lentement à 180°C pas plus – sinon cramé dehors cru dedans
- Enfin, laissez reposer 15 minutes – je sais c’est long mais faites-le
Ce qu’il vous faut pour 6 personnes
| Les trucs | Quantité | Ce que mamie disait |
| Poulet fermier | 1 de 2 kg | « Un poulet maigre c’est triste » |
| Pain rassis | 200g | Le pain de la veille |
| Chair à saucisse | 200g | Ou enlevez la peau des saucisses |
| Oignon | 1 gros | Coupé fin |
| Échalotes | 2 | Mamie en mettait toujours |
| Ail | 3 gousses | Coupé fin |
| Persil plat | 1 bouquet | Pas le frisé |
| Thym frais | 4 branches | Séché ça marche aussi |
| Sariette | 1 cuillère à café | Le truc bizarre de mamie |
| Œuf | 1 | Pour que ça tienne |
| Bouillon chaud | 150 ml | Chaud hein, pas froid |
| Beurre mou | 50g | Température ambiante |
| Huile d’olive | 2 cuillères à soupe | Pour badigeonner |
Poulet farci au four Comment je fais vraiment
Étape 1 : La farce (20 minutes)
Bon alors d’abord, émiettez le pain dans un saladier. Ensuite, versez le bouillon chaud dessus. Puis laissez gonfler 5 minutes. Pendant ce temps, hachez l’oignon, les échalotes, l’ail et le persil.
Après ça, faites revenir l’oignon et les échalotes dans une poêle avec un peu d’huile, 5 minutes. Ajoutez l’ail, encore 1 minute. Mettez de côté pour que ça refroidisse.
Le pain maintenant a gonflé. Donc pressez-le un peu pour enlever l’excès mais gardez-le humide. Bon alors maintenant balancez tout dans le saladier. Pain, chair à saucisse, légumes refroidis, persil, thym, sariette si vous en avez, œuf, sel et poivre. Mélangez bien avec vos mains.
Et là le truc de mamie : goûtez la farce crue. Juste un petit bout. Par contre, c’est comme ça que vous savez si vous avez assez de sel. Une farce fade c’est foutu.

Étape 2 : Préparer le poulet (10 minutes)
Alors rincez le poulet – oui je sais certains disent qu’il faut pas mais moi je le fais. Ensuite, séchez-le bien partout. Salez et poivrez l’intérieur.
Puis attention, glissez vos doigts sous la peau de la poitrine. Doucement pour pas déchirer. D’ailleurs, la première fois j’ai fait un trou énorme, j’étais deg.
Après ça, fourrez des morceaux de beurre mou sous cette peau. Répartissez bien. En fait, ça va fondre et arroser la chair de l’intérieur.

Étape 3 : Farcir et cuire (1h30)
Bon alors remplissez le poulet avec la farce. Par contre, tassez pas comme une brute, ça gonfle en cuisant. Ensuite, fermez avec de la ficelle. Puis attachez les cuisses.
Maintenant, préchauffez le four à 180°C. Pas plus hein.
Donc mettez le poulet dans un plat. Badigeonnez avec l’huile. Salez et poivrez. Hop au four. Pour 2 kg comptez 1h30, peut-être 1h45.
En plus, toutes les 20 minutes arrosez avec les jus du plat. J’ai un minuteur sinon j’oublie. Vers 1h15 plantez un couteau dans la cuisse. Le jus doit être clair. Si c’est rose laissez encore 15 minutes.

Étape 4 : Le repos (15 minutes de patience)
Alors sortez-le du four. Ensuite, posez-le sur une planche. Puis mettez du papier alu dessus. Et attendez 15 minutes.
Cependant, chez nous c’est le moment où Philippe fait les cent pas. Où Julien demande « on peut manger ? » toutes les deux minutes.
Mais ces 15 minutes c’est pas négociable. En effet, sinon quand vous coupez tout s’échappe et c’est sec.
Enfin, enlevez la ficelle. Sortez la farce avec une cuillère. Découpez le poulet. Servez avec le jus.

Mes trucs qui marchent
Si la farce est trop sèche : Alors rajoutez du bouillon chaud. En fait, elle doit être comme une pâte humide.
Pour une peau plus dorée : Donc les 10 dernières minutes, montez à 200°C. Par contre, surveillez bien.
Les restes : Ensuite, en sandwich froid c’est dingue. Ou avec des œufs au plat. D’ailleurs, mamie faisait ça le lundi.
La sauce : Puis déglacez le plat avec du vin blanc. Grattez les sucs. Ajoutez du beurre.
Ce que ça représente vraiment
Écoutez, j’ai bu un verre donc je vais être honnête. Ce poulet c’est pas juste une recette. En fait, c’est les dimanches de mon enfance. La cuisine de mamie qui sentait bon. Mon grand-père qui aiguisait son couteau pendant dix minutes.
Donc quand mamie est partie, j’ai eu peur de perdre tout ça. Et puis je galérais tellement à refaire son poulet que je pensais que j’y arriverais jamais.
Mais alors, ce carnet. Cette phrase écrite de sa main tremblante. « Le secret c’est le bouillon et le beurre ». Comme si elle savait.
Maintenant quand je fais ce poulet, elle est là. Dans ma cuisine. Qui me dit « mais si Sandrine mets plus de thym ».
Et il y a trois semaines, Clara qui a 14 ans me demande de lui apprendre. « Le poulet de arrière-grand-mère Suzanne » elle dit. Du coup, j’ai chialé. Vraiment là devant mon plan de travail j’ai chialé comme une madeleine.
Philippe arrive « ça va ? » Ben non ça va pas, notre fille veut apprendre la recette de mamie, tu te rends compte ce que ça veut dire.
Donc voilà, ça continue. Les traditions. L’amour qui passe par la nourriture. Les souvenirs qui restent vivants.
Racontez-moi vos histoires
Vous avez une recette de grand-mère comme ça ? Genre celle que vous essayez de refaire et qui est jamais tout à fait pareil ?
C’est quoi votre plat du dimanche ? Parce que cette tradition, je veux vraiment pas qu’elle disparaisse.
Vous avez galéré pour retrouver une recette ? Alors racontez-moi les échecs, et finalement le déclic.
Vos enfants s’intéressent aux recettes familiales ? Du coup, comment vous transmettez ? Vous cuisinez ensemble ?
Racontez-moi en commentaires. Vos recettes de famille, vos souvenirs de dimanche, vos grands-parents. Et si vous testez le poulet de mamie Suzanne, dites-moi si ça vous rappelle quelqu’un.
Parce qu’au final, c’est ça la vraie cuisine. En fait, c’est pas Instagram. C’est ces plats qui portent des histoires. Des personnes qu’on a aimées. Des dimanches qui existent plus. C’est ça qu’on transmet.
Bon dimanche à vous.
Sandrine
P.S. : Si vous avez encore vos grands-parents, allez cuisiner avec eux ce week-end. Notez tout. Filmez-les même si ça les énerve. Parce qu’un jour vous serez tellement contente de l’avoir fait. Moi je donnerais n’importe quoi pour passer encore un dimanche dans la cuisine de mamie Suzanne.







